Un guide doux pour apprivoiser ses craintes
La guidance vidéo n'est pas pensée pour observer un parent « de l'extérieur » comme on corrigerait une copie. Elle est conçue pour offrir un temps de pause , un appui , une façon plus claire et plus douce de regarder ce qui se passe déjà entre vous et votre enfant. Les recherches montrent que cette approche peut renforcer la relation parent-enfant , tout en aidant les parents à voir plus justement leurs propres compétences et les signaux de leur bébé .
La première a choisi de savoir, c'est que la gêne , la peur d'être jugé ou le malaise d'être filmé sont fréquents. Cela peut prendre plusieurs formes : peur de mal faire , peur d'avoir « raté » quelque chose avec son bébé, peur de voir à l'écran une version de soi trop fatiguée, trop tendue, pas assez patiente. Ces appréhensions ne sont pas des obstacles honteux. Elles font partie du chemin, et elles méritent d'être accueillies sans jugement .
Pour dépasser ses craintes, il est souvent utile de clarifier un point essentiel : la vidéo de guidage n'est pas un test de compétence parentale . Elle ne cherche pas à repérer ce qui ne va pas chez vous. Son objectif est plutôt de rendre visibles les éléments de la relation qui, dans le quotidien, passent inaperçus parce qu'ils sont rapides, subtils, ou noyés dans la fatigue.
Le film ne sert donc pas à « prouver » si vous êtes un bon parent. Il sert à ralentir . À voir un regard , une tentative de contact , une manière d' apaiser , une réponse déjà juste. Très souvent, les parents découvrent qu'ils font davantage qu'ils ne le croyaient, et que leur bébé leur parle déjà beaucoup plus qu'ils ne l'imaginaient.
Avant une séance, il peut être aidant de se rappeler qu'il n'est pas attendu de vous d'être naturel « à tout prix » dès les premières minutes. Il est normal que la caméra vous fasse un peu oublier vos gestes habituels au début. Ce petit décalage n'annule pas l'intérêt de la séance, parce que ce qui compte n'est pas une perfection spontanée, mais ce qui va progressivement émerger quand vous serez plus en confiance.
Il peut aussi être rassurant de poser vos peurs à voix haute avant de commencer. Dire par exemple : « J'ai peur d'être mal à l'aise », « J'ai peur de me voir », ou « J'ai peur qu'on pense que je fais mal ». Les recherches sur l'expérience parentale montrent que le rôle du praticien dans la création d'un espace sûr est central pour permettre au parent d'adhérer à la démarche et d'en tirer quelque chose de réellement utile.
Tous les parents n'entrent pas dans la vidéo de guidage avec la même aisance. Certains s'y sentent soulagés très vite. D'autres ont besoin de plusieurs temps pour apprivoiser l'expérience.
Il n'y a donc rien à forcer. Une guidance de qualité respecte le rythme du parent , sa fatigue , ses résistances , ses questions. Ce respect n'est pas un détail du cadre : il fait partie de l' efficacité même de l'accompagnement.
Si la guidance vidéo vous inquiète, vous n'avez pas besoin d'effacer cette peur pour commencer. Vous avez seulement besoin d'un cadre où cette peur peut être déposée , entendue , accompagnée . Ce n'est pas une méthode pour les parfaits parents. C'est une méthode pour parents réels, avec leurs doutes, leur fatigue, leur amour, et parfois leur grande vulnérabilité.
Et c'est peut-être cela qui rassure le plus : vous n'avez pas à impressionner qui que ce soit. Vous n'avez pas à montrer la meilleure version de vous-même. Vous avez seulement à venir comme vous êtes , pour regarder, petit à petit, ce qui existe déjà entre vous et votre bébé. Souvent, c'est là que quelque chose commence à se relier autrement.
FAQ
Quand faut-il consulter ?
Il ne s'agit pas d'attendre d'aller « trop mal » pour demander de l'aide. Quand les symptômes ne s'apaisent pas au bout de deux semaines, ou qu'ils continuent à peser sur la mère et sur la relation au bébé, il faut consulter. Il existe des ressources pour parler de ce que l'on ressent, recevoir du soutien à domicile ou être orientée vers une consultation spécialisée. Les sites spécialisés rappellent qu'on ne soigne pas ce type de souffrance seule : on peut être aidée, accompagnée et, si besoin, soignée.
J'ai tout essayé, existe-t-il d'autres solutions pour me venir en aide ?
Oui, souvent. Quand les réponses du quotidien ne suffisent plus il existe d'autres solutions pour vous venir en aide. Un soutien par un professionnel peut permettre d'être soutenu autrement, de reprendre confiance et de retrouver des appuis concrets dans la relation avec votre bébé.
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