Les tabous de la maternité : ce que la honte empêche de dire
On imagine souvent la maternité comme un temps de bonheur, d'amour immédiat, de lien naturel. Dans les médias, tout semble parfait. La mère est rayonnante, le bébé est paisible, l'entourage est heureux, tout le monde sourit. Mais à l'intérieur, quelque chose ne passe pas. La mère ressent une fatigue immense, de l'angoisse, parfois de la colère, ou un vide inattendu. Et elle ne dit rien. Elle cache, elle sourit, elle fait bonne figure. Parce que ce qu'elle éprouve, elle a l'impression de ne pas devoir le vivre, de ne pas devoir le dire. La honte, dans la maternité, est souvent silencieuse . Elle empêche de dire que l'accouchement a été violent, que le bébé pleure trop, que la mère ne se sente pas à hauteur, qu'elle n'éprouve pas l'élan attendu. Elle empêche de parler de la dépression, du baby blues, de la peur de ne pas réussir, de l'impression de tricher. Beaucoup de femmes vivent cela, mais très peu le dire. Parce que ce qu'elles ressen...