Les origines de l'attachement

 

Après la seconde guerre mondiale, plusieurs chercheurs observent ce que provoquent les séparations précoces. Konrad Lorenz met en évidence l’empreinte chez les oies ; René Spitz décrit la dépression anaclitique du nourrisson ; Harlow montre, chez les singes, que la recherche de réconfort peut compter plus que la nourriture. Ces travaux ouvrent une idée majeure : le lien n’est pas un supplément affectif, il est une nécessité vitale.


John Bowlby va ensuite donner une forme théorique à cette intuition. Il affirme que le bébé cherche spontanément la proximité d’une figure protectrice, et que cette proximité lui permet de survivre psychiquement puis de grandir. Le système d’attachement s’active dans la peur, la douleur, l’éloignement ou l’incertitude. Il pousse le tout-petit à pleurer, s’agripper, tendre les bras, rappeler l’adulte à lui.


L’un des apports les plus précieux de Bowlby est la notion de base de sécurité. L’enfant s’éloigne pour explorer, mais il le fait parce qu’il sait qu’un retour est possible. C’est ce va-et-vient entre exploration et retour qui construit la confiance.


Quand l’adulte répond de façon sensible, rapide et prévisible, l’enfant apprend qu’il peut compter sur lui. Il développe alors une image plus positive de lui-même et de l’autre. Il ose davantage, joue plus librement, supporte mieux la séparation et revient se ressourcer sans s’effondrer.


Mary Ainsworth a permis de distinguer plusieurs formes d’attachement à partir des séparations et des retrouvailles. L’attachement sécurisant est la forme la plus favorable : l’enfant proteste, puis se laisse consoler au retour. Dans l’attachement insécurisant-évitant, il semble peu perturbé et évite le contact. Dans l’attachement insécurisant-ambivalent, il hésite, s’agrippe, se met en colère. Plus tard, Main et Solomon ajoutent l’attachement désorganisé.


Ces comportements ne disent pas qu’un enfant est “difficile”. Ils disent surtout qu’il s’adapte comme il peut à ce qu’il reçoit. Et derrière chaque conduite, il y a souvent une demande de sécurité.




FAQ


Quelles solutions existent-t-il quand on se sent dépassée avec son bébé ?

Il existe plusieurs relais : un professionnel formé ,un psychologue, une sage-femme, un suivi en PMI, ou un professionnel formé au lien mère-enfant. 


Comment retrouver confiance avec mon bébé ?

La confiance revient souvent par de petites expériences répétées : regarder son bébé, répondre à ses signaux, prendre le temps d'être présent sans chercher à « faire parfaitement ». Les moments de connexion fréquents offrent au parent de mieux comprendre son bébé et le bébé à se sentir en sécurité.



De quoi a besoin mon enfant pour grandir sereinement ?

Il a besoin de bien plus que de manger et de dormir : il a besoin d'un adulte qui le regarde, le comprend et le sécurise, parce que c'est cette présence qui l'aide à se sentir en confiance et à grandir.

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